AHWK – Les amis du Hartmannswillerkopf

Nos chantiers, une vis sans fin.

Pour ceux qui habitent la campagne et plus encore, qui s’occupent d’un morceau de terrain aménagé ou cultivé, le phénomène est très connu, la nature est un éternel recommencement et pourrait se résumer à un laconique: »Coupez cette herbe, que je verrai repousser dans la foulée ». Il n’en va pas autrement pour les Amis du HWK qui remettent sans cesse l’ouvrage sur le métier. Et si ce n’est l’herbe qui repousse, se sont les murs qui s’effritent, les fossés qui se comblent, le dévers des sentiers qui s’accentue et la liste des maux peut ainsi s’allonger à l’infini. Si l’on rajoute là dessus que souvent, la négligence ou carrément la volonté de détruire des humains se chargent de compléter ou d’accentuer le cycle naturelle de dégradations de la nature et des vestiges, le tableau est à peu près complet.

Mais, au même titre que la pluie du matin n’arrête pas le pèlerin, il en faut bien plus pour décourager nos bénévoles et, même si nous avons un peu négligé d’en parler sur le site ces derniers mois (j’avoue et je le déplore bien aussi, nous sommes plus actifs sur notre page facebook (FB)), le travail, sous toutes ses formes, n’a pas manqué et les chantiers se sont succèdes au rythme prévu et même plus.

Il est donc grand temps pour moi de rectifier le tir et de présenter tout cela, en particulier pour ceux qui ne nous suivent pas sur FB.

Premier chantier le 04 mars.

Sans surprise, sortie de l’hiver, il s’agit de faire l’état des lieux et, partant de ce constat, fixer les priorités pour les chantiers à venir. Cette année il n’y a pas eu de grosses surprises et benjamin, notre responsable travaux, n’a donc pas eu à trop chambouler ses prévisions. Le « travail » de ce chantier consiste donc essentiellement à arpenter un maximum de sentiers et de contrôler visuellement les vestiges qui les bordent. Autant dire, une journée de randonnée.  

Changement de braquet pour le chantier du 1er avril (non, ce n’était pas un poisson).

En petit comité, certes, nous n’étions que six, mais très bonne journée passée ensemble dans la joie et la bonne humeur, comme d’habitude et avec un résultat assez correcte sur différents points d’intervention, la priorité étant donnée à la crête des Pains de Sucre, où devait passer le trail du Vieil-Armand.

Tout d’abord, l’éternel problème de l’évacuation de l’eau de l’Adlerhorst, qui ruisselle dans le sentier en permanence. Ce problème récurent représente un danger permanent pour les randonneurs, du fait qu’il rend particulièrement glissante une partie très raide de la montée et encore plus le jour du passage du Trail, organisé tous les ans par nos amis d’Oxygène68.

Nous avons également rajouté quelques marches, mais il faudra bien un jour reprendre toute la montée qui, par endroits, est vraiment pénible.

Ensuite, l’organisation du trail nous avait signalé, la veille au soir, qu’un énorme tronc d’arbre avait glissé et s’était mis en travers du passage, à un endroit où, en plus, il était impossible de contourner l’obstacle et qu’il fallait donc absolument enlever.

Et pour finir, ayant avec nous une tronçonneuse particulièrement coopérative, nous avons pu dégager un autre arbre, au Klippenstollen, que nous n’avions pas pu enlever lors de notre journée de reconnaissance.

 

Chantier « Club Vosgien » type pour, le samedi 06 mai.

L’objectif, ce jour là, était de restaurer un sentier de raccordement qui avait quasiment disparu depuis des années, bien que son départ, sur le Hangweg, était encore signalé. Même s’il s’agit, dans ce cas, plus d’un sentier destiné à gagner en temps et en distance entre deux versants, il n’en est pas dénué de tout intérêt pour autant, vu qu’il traverse une zone assez intéressante. Je ne vous en dit pas plus et vous laisse le plaisir d’aller le découvrir sur le terrain.

 

 

 

 

 

 

Chantier du 03 juin.

Notre chantier mensuel du mois de juin a bien eu lieu le jour prévu et si la pluie du matin (j’aime bien la pluie du matin) n’arrête pas le pèlerin, celle de l’après-midi ne décourage pas les Amis. En effet, malgré quelques tentatives du ciel  pour nous faire fuir, nous avons tenu bon, ce qui, finalement, était la bonne décision.

Poursuite des travaux au double poste de Minenwerfer, où nous avons dégagé le sapin qui était tombé en travers, poursuivi la construction du muret en pierres sèches qui fait le tour (ce qui nous a permis de sortir toute celles qui étaient entreposées dans les postes de tir) et nettoyé le sentier circulaire.

 

 

 

De même, pour l’abri Frank, où un muret de pierres sèches a été mis en place pour  maintenir un petit talus en terre,  à l’endroit où le mur était dans le vide.

 

 

 

 

 

 

Pendant ce temps, la pyramide et les dernières traces de tombes individuelles de l’ancien cimetière ont reçu les soins que nécessitaient  leur âge et l’invasion de la nature qui reprend ses droits.

De l’autre côté de la route, le sentier botanique, qui est toujours en phase de montée en puissance, a bénéficié de l’habileté des petites mains qui le bichonnent habituellement.

Quant à la petite salamandre qui avait élu domicile sous le tas de pierres stockées dans une des chambres de tir, nous l’avons déposée dans une cavité ombrageuse à proximité, où elle s’est empressée de se mettre à l’abri des vues.

 

 

 

 

 

Christophe a également été sollicité pour dédicacer son livre à des visiteurs de passage sur le chantier ou au Domaine du Hirtz, comme quoi, il est toujours bon d’en avoir quelques-uns dans le coffre de la voiture.

 

 

 

 

Et comme d’habitude, la journée s’est terminée par un bon moment de détente sur la terrasse du Domaine du Hirtz, où des acheteurs chanceux ont eu l’occasion de se faire dédicacer par l’auteur, le livre qu’ils venaient d’acheter. Encore une journée qui n’a fait que des heureux.

 

Samedi 1er juillet, chantier mensuel.

C’est de saison, effort donc sur l’entretien des sentiers.

Si les effectifs le permettent, deux groupes travailleront respectivement l’un sur le sentier « Zündmittelraum » (ainsi que la partie Anneau rouge entre Bremer Ratskeller et tranchée française de première ligne) et l’autre de la courbe 7 au sommet, en passant par le Bastion,  Bischofshut, Ziegelrückenstollen et Minenweg jusqu’à l’Oswaldhütte.

Repas tiré du sac, comme d’habitude.

Rendez-vous à l’Hôtel Meyer, sur la route de Cernay à Hartmannswiller à 09h00 pour le covoiturage.

Ça, c’était la version optimiste, mais juillet, c’est aussi les vacances et il aura fallu revoir le programme à la baisse, ce qui s’est traduit par:

Étant donné le faible nombre de retour positifs concernant la journée de travail de demain, il nous a fallu accorder le chantier et les effectifs prévus.
Nous changeons de secteur et par conséquent, le lieu de rendez-vous sera le parking du domaine du Hirtz (au dessus de Wattwiller), horaire (09h00) et autres modalités (repas) inchangés.
Les travaux consisteront en :
– débroussaillage,
– taille sur le sentier botanique,
– dégagement de la végétation aux abords des points de vue,
– un peu de piochage,
et si tout cela est fait nous irons débroussailler aux alentours de Leopoldsbad.
Repas tirés des sacs, avec possibilité de repli sur le stammtisch du Hirtz, s’il fait mauvais temps.
Fin de la journée vers 16h30.
Merci de me confirmer votre venue si ce n’est déjà fait ou si vous avez changé d’avis,

Et voilà, on revoit à la baisse, mais on ne renonce jamais.

Malheureusement, parmi les participants, personne n’a eu le réflexe d’immortaliser les travaux et je n’ai donc pas de photo à vous montrer.

Rebondissement pour le chantier du 05 août

Si les effectifs de notre chantier du mois de juillet étaient des plus réduits, nous avons pu nous réjouir du nombre de d’inscrits pour le samedi 05 août, avec pas moins de 14 participants dont quelques amis allemands, de la RK Herbolzheim.

 

Le reste du groupe s’est afféré autour du Bastion. Nettoyage de la tranchée qui le traverse et des sentiers qui le contournent. Par ailleurs, un petit bout de tranchée allemande a été dégagé afin de le rendre accessible aux promeneurs en toute sécurité.

 

Pendant ce temps, trois de nos baliseurs ont arpenté le circuit anneau bleu, pour le vérifier et intervenir là où le besoin s’en est fait sentir.

Ces travaux étant terminés avant l’heure prévue de fin de chantier, nous avons commencé à déblayer la tranchée française qui longe en partie le circuit anneau bleu en direction de la Roche Sermet. En effet, le sentier s’est franchement dégradé par endroit et présente des tronçons qui peuvent s’avérer dangereux, en particulier lorsqu’ils sont mouillés et il sera moins fastidieux de faire passer le sentier dans la tranchée, par endroit, plutôt que de le remettre en état sur le tracé actuel. L’association Oxygène 68 avait déjà réalisé une première déviation et l’usage nous a convaincu du bienfondé de cette option.

La journée s’est terminée par une petite halte chez nos Amis de la Cantine Zeller, avant dispersion des troupes.

02 septembre, le « chantier des chantiers ».

S’il n’est pas opportun ou judicieux, en général, de hiérarchiser les chantiers, chacun ayant forcément son utilité, il en est qui, malgré tout, de par leur ampleur et la somme de travail qu’ils auront nécessité le jour même, mais également en amont pour la préparation, méritent qu’on s’y arrête un peu plus longuement. Celui du 02 septembre rentre, sans l’ombre d’un doute, dans cette catégorie et s’il a représenté un caractère particulier  pour nous tous, il a revêtu une importance exceptionnelle pour notre ami Jean-Paul Schwenger, ainsi que pour Nicole sa compagne. En effet, la pose de la nouvelle passerelle sur le Neuwegbaechle est le couronnement d’un travail de longue haleine débuté en… mai 2016.

  

Revenons donc un peu plus d’un an en arrière, où, au cours d’une réunion du Conseil d’Administration, la mission de remplacer une passerelle qui menaçait ruine a été confiée à Jean-Paul qui, en matière de construction de passerelle, n’en était pas à son coup d’essai, vu que c’est déjà à lui que nous devons celle qui enjambe le Goldbach sur l’itinéraire de déviation de la Suisse Lippique. Alors, routine me direz-vous? Pas tout à fait car du bout d’essai à l’œuvre maîtresse, il y a un pas qu’il n’était pas si aisé à franchir.

Tout d’abord, il faut savoir que Jean-Paul ne fait pas dans l’à-peu-près et encore moins dans l’improvisation. Il a donc commencé par aller voir ce qui se fait ailleurs, contacter d’autres bâtisseurs, prendre conseil auprès d’autres Club Vosgiens qui l’ont précédé dans ce genre d’entreprise. Fort de ces repérage, il a donc tracé ses plans, calculé ses besoins, passé ses commandes.

La construction a donc commencée dans l’intimité de son atelier et, il faut bien le dire aussi, un peu au détriment de la vie familiale car, de ce moment là, toute son énergie et son temps seront consacrés à la passerelle. Après avoir ajusté, percé, limé les différentes pièces, il a procédé à un premier montage, dans l’atelier, histoire de vérifier que ses calculs étaient bons. Il a fallu, c’est évident, démonter le tout, pour faire galvaniser les pièces à Jebsheim. Au retour, tout fut stocké dans l’atelier, en attendant le jour J.

 

 

 

 

 

Un petit chantier préparatoire de six heures, effectué par Benjamin et Jean-Paul, a précédé le chantier pour préparer le terrain.

Et nous y voila enfin, à ce jour J, avec encore une belle participation, puisque nous serons 17 au total, âgés de 12 à 85 ans.

Une première équipe s’est attelée au renforcement de la berge et du passage à gué, au niveau du poste de mitrailleuse sans nom, à proximité de la Croix Zimmermann. Là aussi, dans un futur pas encore bien défini (n’est-ce pas Pierre?), il est prévu de poser une passerelle légère (sans commune mesure avec celle qui sera la reine du jour) et pour cela, il faut d’abord stabiliser les berges.

Un autre groupe s’est mis sur la Feste Limburg et ses abords immédiats. On ne peut que regretter l’absence de soins de cette Feste qui a conduit à une rapide décrépitude, achevée par la négligence criminelle des  bûcherons et débardeurs, qui ne tiennent aucun compte de la présence des vestiges. Là aussi, le « rafraichissement » ravira les promeneurs.

L’équipe des baliseurs s’est attelée, comme à son habitude, à la vérification, l’entretien et le remplacement, si nécessaire, du balisage dans le secteur.

 

 

 

 

La mise en place de la passerelle s’est faite sous la conduite très attentive de Jean-Paul qui, bien qu’ayant hâte de voir son « bébé » enfin en place, ne s’est pas laissé bousculer par le temps ni l’impatience des autres monteurs. Tout devait être vérifié une dernière fois et le terrain préparé dans ses moindres détails. Du coup, lorsque l’heure du repas arriva (en même temps qu’une sale pluie persistante), nous étions loin du compte et d’aucuns se demandaient si nous aurions assez de la journée pour finaliser la pose.

Notre « maître queue » ayant, comme à son habitude, bien maîtrisé son affaire aussi, la reprise a été difficile, d’autant plus que la météo ne donnait encore aucun signe de clémence à notre égard.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tandis que la construction reprenait, ceux qui n’étaient pas indispensables à son montage ont poursuivi l’entretien du sentier « Disque Bleu », en direction des postes de mitrailleuse situés en dessous du poste Esbérard et qui avaient été nettoyés avant la pause de midi.

En fin d’après-midi, les ardeurs au travail et la météo s’étant un peu calmés, tout le monde s’est retrouvé sur le pont et ce n’est que vers 18h30 que la photo finale a pu se faire, au grand soulagement de tous et tout particulièrement de Jean-Paul, mais également de Nicole, qui n’est pas fâchée de savoir que la quiétude va, enfin, revenir à la maison.

 

Nous remercions tout particulièrement ceux qui, n’étant pas membres de l’association, ont participé activement çà ce projet à divers titres, à savoir,

Mr Peter Jean-Pierre : Calculs pour définir la dimension des poutrelles et autres conseils.

Mr Bernard Claude : présent 4 fois pour le chargement et déchargement des fournitures, expédition  et retour chez Galva Hild, chargement du 2-09.

Mr Winkelmuller Philippe (Gravières Michel) location du camion et transport du matériel sur place.

Reste plus qu’à trouver un bon créneau pour inaugurer comme il se doit ce petit chef-d’œuvre, monté de toute pièce, grâce travail acharné d’un bénévole.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 07 octobre, presque au sommet

Les dégradations dues au temps ne connaissent ni répit, ni frontières et c’est donc tout à fait logiquement que nos efforts de conservations des vestiges finissent par s’imbriquer avec ceux du Comité National et de ses bénévoles de l’AEI. Ce fut le cas pour ce premier samedi du mois d’octobre, où nous avions décidé de porter la truelle dans le Ziegelrückengraben jusqu’au Caeciliengraben, pour des travaux urgents de maçonnerie.

 

 

 

 

 

Un binôme s’est chargé de reprendre un morceau de mur du Caeciliengraben qui soutient la passerelle en traverses de chemin de fer qui l’enjambe et qui accusait un niveau de dégradation avancé, menaçant ainsi de s’effondrer et d »entrainer la passerelle avec lui.

 

 

 

 

 

Le gros du groupe a pris en charge le Ziegelrückengraben où, il faut bien l’avouer, on ne sait plus où donner de la tête, tellement le processus de dégradation est avancé. Ce secteur mériterait à lui tout seul une intervention massive, mais avec du personnel qualifié en maçonnerie, car il nous sera pratiquement impossible à faire face partout. En effet, au fur et à mesure que l’on gatte les joints qui s’effritent, on se rend compte que, si le problème n’est pas traité en profondeur, l’ensemble des murs finira par s’effondrer. Ces opérations de nettoyage et de préparation de l’intervention sont très chronophages et de ce fait, nous n’avons pu aller au bout de ce que nous avions prévu. Il faudra maintenant attendre le printemps pour reprendre les travaux là où nous les avons laissés.

Parallèlement, une équipe s’est attelée au dégagement d’un gros arbre dont la chute entravait sérieusement l’accès au Himmelsleitergraben par le haut. De fait, c’est tout le morceau du sentier allant de la sortie du Himmelsleitergraben jusqu’au Bremer Ratskeller qui a été remis en ordre, ce qui nous donna l’occasion de constater que, de ce côté aussi, la dégradation des vestiges maçonnés se poursuit de façon accélérée. La gestion ultra sécuritaire de l’accès, ou plutôt de l’interdiction d’accès, à de nombreuses zones de la partie sommitale et le manque d’entretien que cela à entrainé, favorise malheureusement cette disparition silencieuse et pratiquement invisible, d’une grande partie de notre patrimoine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le repas commun a été partagé à l’ombre de la croix sommitale dans la bonne ambiance qui caractérise nos chantiers et la journée s’est terminée par un bon verre de l’amitié pris au Domaine du Hirtz, pour ceux qui avaient encore le temps de flâner un peu à une heure assez avancée de la journée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour ce qui est de l’âge des participants, nous avons encore fait mieux que le Journal de Tintin, vu qu’il allait de 12 à 85 ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chantier de fin de saison le 04 novembre.

 

 

 

 

 

Le conseil municipal des jeune de Wittelsheim ayant proposé de nous consacrer quelques heures de travail, intégrés dans une sortie de cohésion, nous avons donc rassemblé un nombre de participants assez conséquent pour ce dernier chantier mensuel de la saison 2017. En effet, nous n’étions pas moins de 27 participants et les objectifs du jour étaient, là aussi multiples.

 

 

 

 

 

Ces jeunes ayant passé la nuit au chalet du Club de Ski de Cernay, une partie des participants est donc arrivée par le Silberloch, alors que le gros de la troupe est monté en covoiturage par la Voie Serpentine.

Tout d’abord, l’équipe de balisage a écumé tout le secteur autour de la Roche Cardinal, le Bastion et le sommet pour une dernière inspection du balisage qui nous incombe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par ailleurs, un groupe a été affecté au déplacement d’un tronçon  très dégradé du sentier anneau bleu dans le tracé de la tranchée qu’il longeait en contre-bas. Cette opération, qui ne demandait que des travaux de terrassements superficiels et le mise en place de quelques marches, devrait éviter le phénomène d’érosion vers l’aval, si caractéristique des sentiers qui courent à flanc de montagne et qui nécessite des interventions répétées et fastidieuses.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les travaux sur ce secteur ayant avancés plus vite que prévu et les jeunes de Wittelsheim devant nous quitter vers midi pour suivre leur programme, le reste du groupe a basculé sur un chantier improvisé au Klippenstollen.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Autre point chaud de ce secteur, un mur qui surplombe l’ensemble des constructions du Bastion et qui menaçait ruine, avait déjà attiré notre attention il y a quelque temps. Le danger d’effondrement se faisant de plus en plus évident, l’intervention s’imposait de façon pressante. Cette mesure de sauvegarde à pris toute la journée à une équipe des plus motivées qui a due travailler dans des conditions relevant parfois de l’acrobatie, mais qui ne les a pas découragés pour autant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet éclatement et le fait d’être partis de deux endroits différents pour la mise en place, à eu des conséquences inattendues sur la fin de journée. En effet, de par le départ avancé des jeunes de Wittelsheim, les travaux qui se sont terminés tard dans l’après-midi et la nécessité de reprendre la route du retour sans attendre pour certains autres, la traditionnelle phase de cohésion post-chantier s’est déroulée en comité restreint à la cave de Wuenheim, mais les quelques rares participants qui y ont pris part, ont dignement représenté tous les autres. Sans parler du groupe de baliseurs qui a failli être oublié sur le terrain.

Pour ce dernier chantier mensuel aussi, les tranches d’âges allaient de 12 à 85 ans et les participants venaient de très loin pour certains, je pense en particulier à Nicolas, venu spécialement d’Angleterre, de Frank, venu de Kehl, à Thierry et son fils ainsi que de son copain, venus de Biedertal, dans le Sundgau ou à Salvartore, bien connu maintenant des habitués du site, qui a fait le chemin de Zug, en Suisse, avec son fameux Pinzgauer.

Je voudrais, pour terminer ce petit résumé de nos chantiers mensuels, remercier tous ceux qui, un moment ou un autre, nous ont consacré quelques heures de participation à notre mission d’entretien des sentiers et vestiges sur les pentes du HWK, permettant aux nombreux visiteurs d’accéder en toute sécurité aux vestiges que l’histoire nous a laissés et que nous nous efforçons de préserver pour que nous puissions, à notre tour, les transmettre aux générations futures.

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